Hielo Continental, le trajet

L’expédition s’est déroulée en trois étapes de durées inégales :

Etape 1

Trajet terrestre (en violet sur la carte) de Perito Moreno à El Calafate par la pampa semi-aride.

 800 km de marche en tirant des chariots (sorte de pulka terrestre) ou en portant de lourds sac à dos à la fin, pour plus de liberté de mouvement. Deux mois de trajet.

 120 kilos de charge au plus lourd, dont 20 litres d’eau, répartis entre nos sacs à dos et nos chariots. 75 kg pour Christian et 45 pour Mélusine.

• Problèmes majeurs : Manque d’eau, distance d’étape importante, terrain difficile pour marcher.

 Intérêt : Une étape qui nous a permis de mieux comprendre la vie dans la Pampa, secteur de nomadisme des Indiens Tehuelches; Le rio Pintura et ses centaines de sites de peintures rupestres.
Cette partie de l’expédition a été l’entrée dans ce monde patagon si riche en diversité. Pour Christian, les retrouvailles avec un milieu qu’il a déjà beaucoup parcouru, alors que c’était la première expérience de ces terres et de l’autonomie totale pour Mélusine. Il a fallu trouver notre rythme, apprendre à fonctionner ensemble et trouver des automatismes précieux pour la suite de l’aventure. Une première étape agréable malgré les vents violent, le manque d’eau et le terrain chaotique.

Etape 2

Trajet terrestre et glaciaire (en violet sur la carte) autours du village de El Chalten et sur le Hielo Sur.

 100 km de marche pour 20 jours de trajet. (Avec pour cette partie une 3ième personne, Jean-Christian Kipp)

 Problèmes majeurs : Terrain glaciaire difficile et très crevassé, vents très violent.

Le Fitz Roy, ou Chalten (à dte) et le Pic Poincenot

Le Fitz Roy, autours duquel nous avons progressé, était la montagne sacrée des Indiens Tehuelches, origine de leur peuple selon les légendes. C’est là que chaque groupe se rendait en été, autant comme un “pèlerinage” que pour l’abondance du gibier. Il n’y a aucune trace montrant que les Indiens se sont aventurés sur le campo de Hielo Sur mais rien n’indique le contraire. Nous voulions aller sur ce glacier, autant pour le voir et le fouler que pour approcher le mont Fitz Roy.

La seconde partie de cette étape s’est déroulées à cheval, toujours dans le but de mieux comprendre la vie des Tehuelches. Ces derniers, lors de l’arrivée des colons blancs, se sont très vite adaptés à ces animaux. Et cela nous paraît maintenant logique… la marche dans la pampa est tellement plus aisée ainsi avec les hautes pattes d’un cheval.

Etape 3

Trajet marin en kayak de mer (en rouge sur la carte) depuis la ville de Puerto Natales jusqu’au Golf de Peñas et retour.

 1500 km de kayak de mer pour trois mois de trajet avec deux kayaks de mer Plasmor. Un Belouga 1 monoplace pour Mélusine et un Belouga 2 biplace pour Christian.

 Plus de 300 kilos de charge au plus lourd, répartis entre la nourriture, les équipements marins et de camp, équipement de montagne pour accéder aux glaciers tombant dans les fjords et le matériel artistique.

 Problèmes majeurs : Les tempêtes très violentes dans les canaux, rafales à plus de 200 km/h de vent, peu de lieux de camp possible, précipitation et humidité extrême et durée du jour très réduit à cette période.

 Intérêt : Un des secteurs les moins connus de la Patagonie, et du monde, avec de nombreuses possibilités exploratoires. Beaucoup de fjord ont été très peu visité, les cartes sont rares et aucune étude scientifique poussée n’y a été menée. Quant aux forêts qui bordent les fjords, elle n’a pour la plupart des secteurs jamais été pénétrée.

Dans les canaux de Patagonie

Sans doute le défi le plus important de cette expédition

. Après les fatigues accumulées de la marche en pampa et montagne, nous nous trouvions face à des centaines de kilomètres de canaux sur des eaux toujours agitées, souvent violente, avec souvent des courant contraires. Tout était de nouveau à apprendre, même si les automatismes acquis durant les deux premiers mois nous ont été précieux. Mais ce milieu, fondamentalement différent, fonctionne selon ses propres règles. Une humidité quasi de 100% nous rendait toujours humide. Nous avons du apprendre et nous adapter pour survivre… une expérience passionnante dans des lieux où vivaient anciennement les Indiens nomade des mers Kaweskar.

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