Ne te dégonfle pas, Afrique de l’est

Trois films de 52 minutes ont été réalisé au cours de l’expédition Grands lacs d’Afrique 2014 en, Ethiopie, Somaliland, Djibouti, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie. Ces film ont été diffusé en octobre 2014 sur la chaine Voyage, et son régulièrement encore en redifusion.

Episode 1 : Dans la corne de l’Afrique

Dalol aux milles couleurs

C’est depuis Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie, que Mélusine débute son périple. Elle met dans un premier temps cap à l’est, en direction des terres Musulmane de ce pays aux mille visages, qui regroupe plus de 80 ethnies pour autant de langues, aucune n’étant une langue officielle. Une manière de préserver la culture de chacun qui ne va pas sans difficulté pour la jeune motarde au moment de communiquer avec les habitants. Mais comme toujours la moto fonctionne comme un sésame pour initier les contacts avec les femmes autant que les hommes. Mélusine découvre ainsi Harar, la ville légendaire aux 99 mosquées du Royaume de Saba, où elle rencontre plusieurs femmes qui lui offre un premier visage de la notion de liberté en Ethiopie.
Le voyage se poursuit dans la région Somali, en longeant la frontière du Somaliland, pays auto-déclaré en siclions avec la Somalie, reconnu par aucun autre pays. Elle décide de s’y rendre et, après des débuts difficiles dans un pays en proie à de nombreux démons, c’est finalement le ministre de la jeunesse et des sports en personne qui lui signera les autorisations nécessaires pour circuler dans le pays. Elle découvre ainsi les incroyables peintures rupestres de Las Geel et un pays où moins de 200 touristes rentrent chaque année.

Bown, un village du nord Somalilandais

Puis c’est le retour en Ethiopie où, avant de terminer cette première étape dans la plaine des Danakils, près du lac de lave en fusion de l’Erte Alé, Mélusine aura l’occasion de renontrée une ancienne exciseuse qui a décidé de « déposer les couteaux » et de nombreuses autres personnes qui, dans le bonheur ou parfois la violence avec des jets de pierres, lui permettront de mieux comprendre la vie d’aujourd’hui en Ethiopie.

Episode 4 : D’un Nil à l’autre

Quelques instants de vie quotidienne, l'achat des céréales

L’Ethiopie est un pays extrêmement varié, tant par sa population multi-ethnique que ses paysages exceptionnels, entre déserts et montagnes. Aussi, après un premier mois dans ce pays, Mélusine décide d’y poursuivre sa route avant de prendre la direction des autres pays de son périple. Et une chute de moto près du café de Salimat, lui donnera l’occasion de pénétrer un peu plus dans le quotidien des femmes d’Ethiopie, en particulier autour du désir de nombres d’entre elle d’aller dans les pays du Golf pour mieux gagner leurs vies. Un rêve qui se termine souvent en semi-esclavage, au point que le gouvernement voudrait interdire aux femmes de quitter le pays, pour les protéger.
La route se poursuit par La merveille architecturale de Lalibela, le pendant d’Harar pour les chrétiens orthodoxe avec ses cathédrales creusées dans la roche, les sources du Nil Bleu, un véritable trait d’union entre les différentes nations d’Ethiopie, avant d’entrer dans la 9ieme régions, aux nombreuses cultures différentes. Entre les maisons-éléphants de Dorzé et les Mora des Konsos, Mélusine aura l’occasion de passer du temps avec de nombreuses femmes et de mieux comprendre la condition des femmes dans un pays où, le plus souvent, seul les garçons sont bien accueilli à la naissance. Mais la gentillesse de chacun et l’accueil agéable permettre rendront le parcoure toujours joyeux, même dans les moments plus difficiles, en particulier face à la demande de nombreuses femmes de l’emmener sur sa moto, vers une vie meilleure.

Un accueil en sourire !

Après 6 semaines en Ethiopie, il est alors temps pour Mélusine de dire au revoir à ce pays et, après une courte traversée du Kenya, elle arrive en Ouganda, à Jinja, le pendant Ethiopien du Nil Bleu avec les sources du Nil Blanc, un lieu hautement important pour les ougandais. Mais son arrivée dans ce nouveau pays sera surtout marquée par la rencontre avec Hélène et Diana, deux boxeuses du Rhino Boxing, en plein cœur de Katanga, le plus grand bidonville du pays. Deux femmes qui se battent, dans tous les sens du terme, pour se construire un avenir meilleur et le partager autour d’elle…

Episode 5 : Les routes de l’espoir

Des femmes auRwanda devant la moto de Mélusine

L’Ouganda est une invitation à la gentillesse tant la population est accueillante et les nombreux animaux un plaisir pour le regard. Au fil de sa route, Mélusine à l’occasion de traverser plusieurs parcs avec sa moto, chose rare, et de revivre l’idée d’une nature encore sauvage et sans contrainte… Une notion qui n’est pas vraie pour tout le monde, comme pour Jofules, le dernier roi des Batwa d’Ouganda que la jeune motarde rencontre dans sa nouvelle habitation, celle qu’on lui a assignée lorsque son peuple a été chassé de sa forêt pour, justement, protéger les animaux et surtout les gorilles. Mais Jofules estime que son peuple est maltraité et oublié, et que l’on protège plus les animaux que les hommes. Un sentiment que ne partage pas Stella, une jeune femme qui espère que les ougandais s’uniront tous pour construire un avenir commun. C’est finalement en passant voir ces fameux gorilles des montagnes, qui semblent diviser les vues mais dont l’allure paisible la fascine, que Mélusine terminera son parcoure ougandais, d’entrer au Rwanda. Un pays de triste mémoire, qui commémore justement cette année les vingt ans du génocide et sur lequel Mélusine avait reçu les plus forts avertissements. Mais les premiers tours de roue au Rwanda seront bien loin de ce qu’on lui avait décrit. Les paysages sont splendides, véritable invitation à la contemplation. Un paysage très bien préservé puisque le pays est le premier à avoir interdit les sacs plastiques et a mis en place une politique de protection environnementale très stricte. Mais c’est surtout la rencontre avec une population joyeuse et tournée vers l’avenir qui marque Un peu trop près ?Mélusine. De Miriam et Francine, deux veuves de guerres à Maria, l’une des premières femmes à pratiquer le tambour au Rwanda –alors que cela était interdit pour les femmes-, toutes lui parle un même langage, celui d’une volonté d’avenir, de construction et de solidarité. Un regard qui ne sera pas différent chez Anastazi, un ancien braconnier reconverti ou les pêcheurs du lac Kivu, ravi de voir une femme motarde venir rouler par chez eux. Autant de recontres qui auront fait changer le regard de Mélusine au moment d’entamer ses derniers kilomètres au travers de la Tanzanie, vers la fin du voyage. Une longue route dans la savane qui lui permettra de repenser aux nombreuses rencontres et aux bains de foules incessants qui auront accompagné es quatre mois d’aventure de ces Road for Freedom en Afrique de l’est…

 

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