Le tournage des films documentaires Les voies de la liberté en Asie du Sud

Mélusine-tournageDurant ce périple en Asie du Sud, je vais réaliser cinq films documentaires autours de la notion de la liberté, axé sur les femmes, lié aux rencontres que je réalise durant mon périple. Ces documentaires produit par Christian Clot  (Darwin Production) seront diffusé sur la chaine Voyage, je l’espère à partir de l’automne 2016 (il faut tout de même quelques mois après mon retour pour les monter :)).

Principe de tournage :

Afin de garder le contact direct avec la population, et la surprise d’une fille seule arrivant sur sa moto, je continue de me déplacer en général seule, et je tourne donc moi-même les images correspondantes. J’utilise une caméra professionnelle de petites tailles ainsi que des caméras dites « action cam », afin d’avoir le plus souvent au moins deux axes en œuvre lors de l’arrivée dans des points de contact. D’autres outils modernes, comme des caméras liées à un système GPS permettant de suivre de manière automne un sujet, seront utilisés.

Je pose parfois ma caméra sur un pied au bord des routes et pistes pour m’auto-filmer, sans le faire trop souvent non plus car ce la prend du temps et de l’énergie.

A chaque fois que je le peux, je donne aussi une caméra à des personnes locales, femmes, hommes, enfants, à qui j’explique rapidement le fonctionnement technique et les bases simples de cadrage, laissant libre ensuite le choix des images. Une manière étonnante de voir ce que les habitants ont envie de montrer de leur monde, pas toujours en rapport avec ce que j’aurais filmé. Parfois, ils peuvent même me filmer aussi et l’échange devient alors complet.

enfants qui filmsPour cette expédition, et afin de garantir quelques image plus professionnelles, une amie camérawomen me rejoindra sans doute à deux ou trois reprises, pour environ une dizaine de jours, afin de diversifier les capacités de prise de vues et donner plus de force à certaines interviews majeures, que j’essaye d’organiser au fur et à mesure, entre les rencontres spontanées.

Pourquoi ces documentaires :

Parfois, alors que je suis épuisée de plusieurs jours de conduites dans de mauvaises conditions, et que je doisMelusine-rtp-tournage sortir la caméra parce que quelque chose le mérite, je me demande si cela vaut la peine de me fatiguer encore plus. Ce serait si simple de juste monter ma tente, me faire un peu d’eau chaude, et me laisser aller au fond du sac de couchage. Mais ces voyage ont le sens de pouvoir représenter des témoins, des états des lieux, certes subjectif mais aussi honnête que possible, dans des pays dont on ne parle pas assez, ou trop souvent en mal. Car ici comme ailleurs, quel que soit le régime politique ou les conditions, les habitants cherche à se créer une place à eux, à trouver une part de liberté. Partout les gens rient et pleurent, espèrent et agissent pour eux et leurs proches, essayent de construire, au mieux, leur vie. Que l’on soit iranienne ou indonésienne, rwandaise ou bangladaise, l’on est avant tout humain. Et c’est ce que j’essaye de montrer, comme un message d’espoir, au travers de mon regard et surtout de la parole des habitantes et habitants, pour qu’elles nous présentent leurs propres visions et notions de la liberté et des espoirs ou craintes qu’elles ont en l’avenir…

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