22’000 km à travers l’Europe et l’Asie, en moto 125cm²,

Pour un témoignage sur la liberté et l’émancipation de la femme

L’idée :

Ma Varadero en fin de chargement

Ma petite moto Varadero 125cc, a été mon 1er et unique véhicule, acheté dès mon permis en poche. C’est dans la joie que nous nous sommes apprivoisé et c’est dans les galères et bonheurs du quotidien, de la vie, que nous avons appris à reconnaître en l’une et l’autre nos limites et nos qualités. Bien plus qu’un simple véhicule, elle signifiait l’accès à cette idée simple que, dorénavant, je pouvais partir à tout instant, aller là où bon me semblait, concevoir une indépendance qui résonnait du simple mot « liberté ».

10 ans et 110 000 km plus loin, elle m’a signalé qu’il était temps pour elle de lever le pied, que le stress parisien ne lui convient plus. Qu’elle méritait une retraite plus tranquille. Un crève cœur pour moi qui fit rapidement germer une idée : il nous fallait une dernière chevauchée, un voyage pour se dire au revoir. Et comme le saumon revenir là où son âme était née, au Japon, après un trajet qui devait être également une ode à cette liberté qu’elle m’avait offert…

Parce que l’amour est le moteur de toute chose et que la liberté en est l’essence, j’ai décidé de partir avec mon Joly Jumper mécanique vers le soleil levant, à la rencontre de femmes et d’hommes luttant à leur manière pour le droit à la liberté.

Le projet BACK TO JAPAN était né !

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Une idée du voyage :

  • Le départ a eu lieu le 5 juin 2010 du Parc de la Villette de Paris.
  • L’arrivée au bout de la route, à Vladivostock, a eu lieu le 30 août 2010.
  • Soit 87 jours de trajets pour effectuer 22’000 kilomètres sur des routes, des chemins, des pistes et parfois sans pistes (voir le trajet ici).
  • Cela représente une moyenne quotidienne de 253 kilomètres. Comme je ne voulais pas rouler tous le jour pour profiter des rencontres, et qu’il y a eu des jours d’attente en ville pour les visas, je roulais plutôt 4 à 500 kilomètres par jour de conduite. J’ai roulé environ sur 50% de route bitumée correctes, 25% sur de très mauvaises routes et 25% sur des pistes ou hors-piste.

    Mes journées étaient organisées plus ou moins de la même manière : Réveil vers 8h00, petit déjeuner et pliage du camp puis check de la moto. Entre 7 et 9 heures de conduite puis recherche d’un site pour dormir en camping ou chez l’habitant lorsque cela était possible.

    J’ai fait de très nombreuses rencontres, d’un ancien pasteur américain reconverti en responsable de centre  pour enfants des rues (Odessa) à des chasseurs au faucons d’Arabie Saoudite au cœur de la Mongolie, en passant par des grands-mères, des enfants, des gangs de motards, … Voir ici quelques-unes de ces rencontres qui ont fait le sens de ce périple.

    Le matériel et budget de l’expédition :

    Ce voyage a été réalisé avec les moyens du bord er ce que j’avais à disposition chez moi, sans partenaire. L’équipement était constitué de :

    • - Ma moto Varadero 125 de 8 ans et 110’000 kilomètres au départ.
    • - Deux cavalières en tissu
    • - Un sac Duffle Bag semi-étanche.
    • - Deux petits sacs étanches.
    • - Un sac de réservoir
    • - Une tente monoplace simple (49 euros)
    • - Un sac de couchage 10° (39 euros)
    • - Un réchaud multi-fuel
    • - Une popote
    • - deux bidons de 10 litres pour l’essence (souvent fort utile)
    • - Des sacs poubelles pour isoler le matériel de la pluie
    • - Une plaquette de bois pour la béquille sur les terrains mous
    • - Outillage pour les réparations avec quelques pièces importante de rechange (plaquettes de frein, bougies, ampoules, câbles, poignées de rechanges, filtre à huile, graisses, huile)
    • - Quelques habits du quotidien
    • - Ma veste, pantalon et botte de moto
    • - Mon casque
    • - Un GPS
    • - Les cartes des pays traversés.
    • - Un petit trépied caméra
    • - Une caméra de poing
    • - Une Go Pro
    • - Un petit appareil numérique

    Acheté sur la route :

    • - Une paire de pneu off-road.
    • - des bougies (10 chinoises et 10 japonaises… trop quoi)
    • - Des éponges pour remplacer le filtre à air.
    • - Une batterie chinoise (la batterie de départ était d’origine)
    • - Une nouvelle suspension centrale (bidouillée)

    Réparations principales effectuées :

    • - Soudure de la suspension centrale cassée (Mongolie) puis à Ulaan Baator, remplacement.
    • - Plaquettes arrières éclatées (Ouzbékistan) => fabrication d’une nouvelle plaquette avec moyens du bord.
    • - Roulement à bille de la roue arrière cassé (Kazakhstan) => création d’un nouveau roulement.
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    Budget total de l’expédition :

    Un peu moins de 5’000 euros hors moto (déjà possédée) dont :

    • - 400 euros de Visa
    • - 1000 euros de billets d’avion retour
    • - 1200 euro de carburant
    • - 900 euros de nourriture
    • - 300 euros de logement (en raison des passages en ville pour attendre des visas)
    • - 400 euros de frais divers réparations et autres
    • - 300 euros de pneu
    • - 200 euros Internet et communication.

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